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Comment atteindre le Flow et avoir une performance d’écriture optimale

Si vous créez en général ou si vous écrivez en particulier, vous avez dû le remarquer. Il arrive que l’on en fasse parfois plus en une heure qu’en une journée complète.

On n’aimerait ne connaître que de telles périodes où les mots coulent naturellement sans aucun obstacle. Comme beaucoup, j’ai d’abord observé puis cherché comment y arriver le plus souvent possible. Voici mes observations.

Cet état mental conduisant à une productivité intense se nomme le Flow. Ce concept a été défini par Mihaly Csikszentmihalyi au milieu des années 70. C’est un mot Anglais et il existe des traductions Françaises telle que "Flux" ou "Zone" mais je ne trouve pas qu’elles soient suffisamment parlantes.

État de motivation et d’attention focalisées qui permet de mobiliser au mieux ses facultés et d’atteindre une performance optimale.
— Définition par wiktionary

Le Flow est comme un ruisseau

Imaginez vos pensées comme un ruisseau. Pour que l’eau s’écoule sans problème, il faut limiter au maximum les obstacles. Quand on écrit, ces obstacles peuvent malheureusement être de multiples natures.

Tout d’abord, cela peut être vous-même. Si vous n’êtes pas en forme ou fatigué, difficile de produire le meilleur résultat.

Cela peut également être également votre environnement qui vous empêche de vous concentrer en créant des interruptions. On pense naturellement aux interruptions mais le bruit, le manque de sécurité ou la température peuvent aussi avoir leur impact.

Les outils doivent devenir une extension de vous -même. Ils doivent transcrire sans effort vos pensées.

Le bon endroit

Pour moi le bon endroit est un endroit où je sais que les interactions avec d’autres personnes seront minimales.

Cela ne veut pas dire qu’il me faut obligatoirement un endroit désert. Je peux par exemple y arriver très facilement dans un TGV où je sais que j’ai plusieurs heures tranquilles devant moi.

Comme une tablette ou un portable suffisent et qu’ils tiennent maintenant la journée complète, n’hésitez pas à tester divers endroits.

Voici une liste de quelques types de lieux que j’affectionne particulièrement:

  • Les bibliothèques où le silence feutré et le cadre studieux apportent une concentration immédiate
  • Les tables de camping en pleine nature (en dehors de l’heure du pique-nique bien entendu) surtout si le paysage est joli.

Le bon moment

Le bon niveau d’énergie

Il m’a fallu un certain temps pour comprendre comment mon niveau d’énergie influait sur mon écriture.

Avoir suffisamment d’énergie …

Forcément si vous êtes très fatigué et que vous sortez d’un repas copieux où les mets lourds ont côtoyé les bonnes bouteilles, cela s’annonce mal. Dans un cas moins extrême, ce fut longtemps un de mes problèmes.

Quand j’étais salarié je ne pouvais écrire que le soir après ma journée de travail. Ecrire était alors une lutte contre la fatigue. Comme vous pouvez l’imaginer, rédiger régulièrement et produire du contenu de qualité était alors difficile voire impossible.

… mais pas trop

Paradoxalement, avoir trop d’énergie n’est pas non plus souhaitable. Si vous avez passé la journée assis(e) à un bureau à travailler derrière un écran, il est probablement nécessaire de se dépenser un peu avant de commencer à écrire. En ce qui me concerne, je trouve que se concentrer est plus facile après avoir marché dans la nature. Paradoxalement, la marche en milieu urbain où il faut faire attention à la circulation produit l’effet inverse.

L’esprit tranquille

Si vous avez des soucis en tête ou des enfants qui courent autour de vous, atteindre une productivité maximale va s’avérer très difficile.

Ne cherchez pas à être multitâches. Même si certains y arrivent mieux que d’autres, le cerveau humain n’est pas fait pour cela.

Pour atteindre le flow vous ne devez avoir qu’une seule préoccupation: écrire.

Personnellement, le fait de juste savoir que j’ai une échéance temporelle proche (réunion à venir, rendez-vous, …) m’empêche d’y arriver.

Si vous le pouvez, réglez vos autres problèmes avant de commencer à écrire. Vu qu’avoir aucun souci en cours est bien souvent utopique, marquez à la place pour chaque problème, la première action à réaliser pour le résoudre dans votre agenda. Le problème ne sera pas résolu mais vous aurez au moins l’esprit un peu plus tranquille.

Les bons outils

Un machine réactive

Cent-cinquante millisecondes. C’est le délai maximal acceptable entre la pression d’une touche et la réaction de la machine. Au delà vous aurez l’impression de lenteur et le sentiment de fluidité ne sera pas présent.

Faite en sorte d’avoir une machine qui délivre des performances correctes. Un éditeur de texte n’est pas le logiciel prenant le plus de ressources. C’est donc un objectif atteignable.

Un bon traitement de texte

Un bon outil pour écrire est un outil qui se fait oublier. Quand vous écrivez, vous devez vous concentrer sur le texte uniquement. La mise en page sera pour plus tard.

Si comme moi vous utilisez Markdown alors la mise en page se fera sans effort. Vous n’avez qu’à ajouter quelques caractères pour donner de la sémantique à votre texte. Son apprentissage est rapide et devient un automatisme au bout de quelques heures.

J’utilise exclusivement iA Writer[^1] pour écrire, que ce soit sur mon téléphone, ma tablette ou mon PC.

Utilisé en plein écran, sa police spécialement conçue procure l’environnement idéal pour rédiger. Pensez juste à couper toute les notifications pour ne pas être interrompu.

Un bon clavier

Le clavier, c’est l’unique élément qui fait le lien entre vous et la machine. C’est un peu comme les pneus d’une voiture, on n’y prête généralement que peu attention mais son importance est cruciale.

En ce qui me concerne, j’ai besoin de sentir les touches. La saisie sur écran tactile virtuel m’est donc compliquée. Je limite l’usage de mon smartphone à la prise rapide de note (et même là je ne suis pas des plus efficaces)

J’ai un petit faible pour les claviers mécaniques. Je trouve leur confort de frappe incomparable. Le cliquetis des touches ne me dérange pas bien au contraire. Il contribue à créer ce Flow tant recherché.

Et pour vous?

Je vous ai parlé ici de mon expérience personnelle. Nous sommes tous différents et ce qui fonctionne pour moi fonctionnera peut-être moins bien pour vous. Je reste néanmoins persuadé que la majorité des principes ici énoncés est applicable à la majorité.

Pour trouver ce qui vous convient le mieux, une seule solution, expérimenter et tenir un journal. Laissez vous également du temps pour trouver les conditions optimales. Se mettre la pression pour être performant est contre-productif.

Vous avez des astuces pour y arriver encore plus facilement? N’hésitez pas à les partager!

[^1]: Je collabore au développement de cet outil pour sa version Windows. Ne pouvant être parfaitement impartial, je vous invite à le tester gratuitement afin de vous faire votre propre avis.

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